
À l'occasion de la Journée internationale de la Francophonie, le jeudi 20 mars à 10h20, les cinq cloches de l'église Saint-Jean-Baptiste de Bouctouche ainsi que celle de l'église Notre-Dame-du-Mont-Carmel, à l'I-P-E, ont sonné le glas en hommage à Antonnine Maillet, éminente figure de Bouctouche et de l'Acadie.
Parmi ces cloches, celle de Mont-Carmel occupe une place toute particulière dans cette commémoration. De 1932 à 1960, elle était logée dans le clocher temporaire de l'église de Bouctouche. Transférée à Mont-Carmel en 1960, elle sonne depuis en ce lieu, mais demeure le témoin d'une époque où, à Bouctouche, elle berçait la petite Tonine qui ferait un jour résonner la voix acadienne bien au-delà des rives du pays.
Disparue le 17 février 2025, notre chère Antonine Maillet laisse un héritage inestimable. Lauréate du prestigieux prix Goncourt en 1979, elle a, par son écriture et l'éloquence de sa parole, offert à l'Acadie une voix unique et contribué à faire rayonner son patrimoine culturel à travers le monde.
Ainsi, lorsque les cloches de Bouctouche ont retenti à l'unisson avec celle de Mont-Carmel, elles ont fait vibrer le coeur de l'Acadie d'un écho de gratitude. Depuis son île-aux-Puces, notre bien-aimée Sagouine, née de la plume d'Antonine Maillet, a maintes foix évoqué le carillon de sa "parouèsse". Il nous semble qu'elle s'est unie en esprit à cet hommage posthume.
Le public et les élèves étaient conviés à se réunir devant les églises de Bouctouche et Mont-Carmel à la même heure. En ce jour de célébration de la Francophonie et plus particulièrement lors de ce rassemblement en mémoire de notre illustre Bouctouchoise, puissions-nous méditer sur la puissance des mots et la grandeur de notre culture acadienne.



